RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme

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Die-in contre la peine de mort aux USA vendredi 2 Juillet

mardi 29 juin 2004

RASSEMBLEMENT

Vendredi 2 juillet 2004 18h30 - Place de la Concorde,
devant l’entrée principale du Jardin des Tuileries.

Et à Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg, Toulouse, Nantes, Rouen, Nice, Poitiers, Agen, Limoges, Béziers, Crest, Langres, Lannion, Laon, Les Vans, Montargis, Saint Julien, Sarrebourg.

Halte à l’exécution de mineurs délinquants !

La peine capitale est une peine cruelle, inhumaine et dégradante et une violation du droit à la vie.

Il n’a jamais été prouvé qu’elle était plus dissuasive qu’une autre peine. Touchant plus particulièrement les exclus, les indigents, et les minorités, elle est fondamentalement injuste et arbitraire, aussi odieux que puisse être le crime pour lequel elle est prononcée.

Le risque d’erreur judiciaire existe toujours, alors qu’elle est un châtiment aux conséquences irréversibles. En janvier 2003, les 171 condamnés à mort de l’État de l’Illinois ont été grâciés par le gouverneur Ryan, conscient du nombre « honteux » d’erreurs judiciaires recensées. Or, cet État n’est pas le seul concerné : depuis 1976, 114 personnes condamnées à mort ont quitté les couloirs de la mort au motif de leur innocence.

En 1972, la Cour suprême fédérale déclarait inconstitutionnelles les lois des États sur la peine de mort, au motif qu’elles étaient appliquées de façon « arbitraire et incohérente ». Le 2 juillet 1976, les États ayant modifié leur législation, elle autorisait la reprise des exécutions. Depuis 1976, plus de 900 personnes ont été exécutées. Parmi elles, 22 mineurs délinquants (personnes qui étaient mineures au moment des faits qui leur sont reprochés).

Les États-Unis sont le seul pays au monde revendiquant le droit d’exécuter des mineurs délinquants. Au 1er janvier 2004, il y en avait 82 parmi les 3 503 prisonniers des « couloirs de la mort ». Aujourd’hui sept mineurs délinquants ayant une date d’exécution en 2004 attendent que la Cour suprême fédérale décide de la constitutionnalité de cette pratique à leur égard.

Venez manifester pour que cette décision tienne compte du droit international qui interdit le recours à la peine capitale pour les mineurs délinquants, et pour que les États-Unis rejoignent les 117 pays qui ont déjà aboli ce châtiment pour tous les crimes.

Pour plus d’informations : www.amnesty.asso.fr et www.acat.asso.fr

RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme


Voir en ligne : Amnesty international section française