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Beaucaire : une balle dans la tête pour un vol de voiture

Toufik, 17 ans, victime d’un adjoint de sécurité.

Selon un article du Midi libre dans son édition du 2 Avril 2004, un policier a tiré sur un mineur, Toufik, 17 ans. L’adjoint de sécurité, auteur présumé du coup de feu a atteint un jeune Beaucairois à la tête à l’issue d’une course-poursuite aux Baux-de-Provence. Ce dernier a été mis en examen à Tarascon pour "violence volontaire avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique".

La faute du jeune policier, âgé de 24 ans, semble clairement caractérisée et de son propre aveu. Le jeune Beaucairois est, à l’heure où nous recevons ces informations, plongé dans le coma.

Toufik, 17 ans, est dans un état critique. L’un des ses frères aîné,
avec d’autres membres de sa famille, s’est rendu hier au chevet de son cadet à l’hôpital de Marseille Nord. Celui-ci, bouleversé, disait à Midi Libre que, certes, Toufik avait fait une « connerie » en conduisant sans permis la voiture d’un ami et en prenant la fuite à la vue d’un contrôle routier à Tarascon. Mais il dénonçait les conditions de l’ouverture du feu, aux Baux de Provence, par « un adjoint de sécurité » qui n’était pas en situation de « légitime défense » déclare-t-il au journaliste du Midi libre.

Le jeune officicer a été placé en garde à vue au commissariat d’Arles, tandis que ses deux collègues qui se trouvaient avec lui au moment du drame ont été entendus comme témoins. Interrogé par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), l’adjoint de sécurité a expliqué qu’il avait accidentellement ouvert le feu sur la voiture des fuyards qui entamait un demi tour aux abords du village des Baux de Provence et vers laquelle il s’était mis à courir, arme à la main. Le coup serait "parti tout seul", de son pistolet automatique 7.65. La sécurité aurait été préalablement levée.

La balle a traversé la lunette arrière de la voiture avant d’atteindre
le jeune Beaucairois à la tête.

« A priori, l’adjoint de sécurité n’était pas en situation de légitime
défense, indiquait le procureur de la République de Tarascon,
Antoine Paganelli, peu après les faits au journaliste.

En matière d’utilisation de leur arme à feu, les adjoints de sécurité sont soumis aux mêmes règles que les gardiens de la paix en matière notamment de légitime défense.

- Source : Midi-Libre

- Information publiée sur le site du M.I.B - Mouvement de l’Immigration et des Banlieues...