RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme
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4.0 LES REVENDICATIONS DU RAIDH

RAIDH sollicite nos gouvernants, tous les membres de la classe politique et tous les citoyens français pour que l’introduction du Taser au sein de nos forces de
l’ordre ne se fasse pas sans une vraie réflexion sur ses avantages et inconvénients.

RAIDH formule les recommandations suivantes :

A l’attention de M. Chirac, Président de la République, de M. de Villepin, Premier Ministre, et de son gouvernement :

RAIDH demande que les armes à décharge électrique notamment de type Taser soient retirées et interdites à la vente libre.

RAIDH demande l’annulation immédiate de la commande massive d’équipement des forces de maintien de l’ordre de 3000 tasers, passée par le Ministère de l’Intérieur.

RAIDH exhorte Monsieur Nicolas SARKOZY, Ministre de l’Intérieur, à rendre public le rapport qui lui a été remis par ses services sur l’expérimentation du Taser par certaines unités de police.

RAIDH rappelle que personne ne connaît réellement les dangers potentiels d’une telle arme et s’as-socie à Amnesty International pour réclamer la mise en place d’une commission indépendante qui réalise une étude pour évaluer les risques (sanitaires et psychologiques) que cet équipement peut présenter pour l’être humain et en quoi il pourrait favoriser une escalade de la violence.

RAIDH recommande que l’équipement et l’usage de cette arme soient limités aux unités d’élite de la police et de la gendarmerie.

Par conséquent, RAIDH demande que les CRS, les officiers de la police nationale, de la police aux frontières, de la police municipale, de la gendarmerie ainsi que les surveillants de prison, vigiles, brigades ferroviaires et de la RATP, ne soient pas autorisés à être équipés de Taser.

A l’attention des parlementaires et élus :

RAIDH invite les députés à interroger le gouvernement afin qu’il rende public le rapport sur l’expéri-mentation du taser en France.

RAIDH suggère aux parlementaires de créer une commission d’enquête sur l’usage du Taser en France, et notamment sur les 130 victimes d’une décharge électrique de 50.000 volts à des fins d’ex-périmentation.

RAIDH demande aux parlementaires d’engager un débat national sur les conditions de maintien de l’ordre tout en garantissant le droit à la sûreté des habitants des quartiers de relégation.

RAIDH recommande aux élus des collectivités territoriales de déclarer leurs collectivités « zones sans Taser »

A l’attention des forces de l’ordre :

RAIDH demande aux dépositaires de la force publique et aux agents de sécurité qui sont déjà équipés de cette arme de renoncer à son usage.

RAIDH soutient les membres des forces de l’ordre qui refuseraient de se prêter au test du Taser sur leur personne et qui revendiqueraient, par ce fait, leur droit à ne pas subir d’atteinte à leur intégrité physique.

RAIDH invite les syndicats de policiers à se saisir de la question du Taser et à évaluer ses avantages au vue des importants risques que représente son usage pour l’ordre public et l’intégrité physique des personnes dont ils doivent assurer la protection.

A l’attention de tous, de la société civile :

RAIDH appelle à la constitution d’un grand mouvement pour la défense des droits civiques assurant la promotion du droit à la sûreté et à la défense de l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui dispose que « le but de toute association politique est la conservation des droits imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression ».

Annexes : 20 EXEMPLES DES 153 DECES SURVENUS A LA SUITE DE L’USAGE DU TASER AUX ETATS-UNIS ET AU CANADA

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