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Paris XIXème : un policier blesse grièvement un enfant d’une balle dans la tête

Un policier a gravement blessé par balle le 26 juin 2004 un enfant dans le XIXe arrondissement parisien

Un jeune gardien de la paix de moins de 25 ans manipulait son arme dans un appartement voisin de celui de l’enfant lorsqu’une balle est partie, traversant la cloison en plâtre mitoyenne entre les deux appartements et touchant l’enfant en pleine tête.

L’enfant a été hospitalisé dans un état grave à l’hôpital Necker. Un second enfant a été blessé à la cuisse dans le même appartement.

Le policier en garde à vue

Le policier a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, police des polices), précise la préfecture, qui parle de "drame".

Selon des sources syndicales, il est fréquent que des policiers conservent leur arme à leur domicile.

"L’obligation réglementaire en la matière c’est que le gardien de la paix qui quitte son commissariat plus de 48 heures est tenu de laisser son arme au travail. Sinon il peut tout à fait la ramener chez lui le soir", a expliqué Benoît Ebel, conseiller technique au syndicat Synergie, second syndicat d’officiers de police.

"A Paris plus qu’en province, il est très fréquent que les policiers rentrent chez eux avec leur arme. Ils en sont dotés quand ils entrent en fonction et ils en sont responsables 24 heures sur 24", a précisé Jean-Luc Garnier, secrétaire général du syndicat Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix.

Il existe cependant un certain nombre de règles de sécurité auxquelles le policier est théoriquement tenu, comme celle de stocker son arme non chargée dans un endroit sûr. En outre, "le policier n’a normalement pas à manipuler son arme en dehors du travail", a ajouté Jean-Luc Garnier.

Dominique de Villepin, le ministre de l’Intérieur, « a exprimé sa vive émotion à la suite de l’accident tragique de tir » et « aussitôt adressé un message de sympathie et de tristesse aux parents ». Il a demandé au directeur général de la police nationale de rappeler « les obligations de prudence dans le maniement des armes ».

Avec AFP - France 2 - Libération

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