RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme
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RAIDH sur France Info : "Les policiers municipaux privés de Taser (Conseil d’Etat)"

France Info - 2 septembre 2009

Sans remettre en cause le principe même de l’usage en France du pistolet à impulsions électriques, le Conseil d’Etat vient d’annuler le décret autorisant les policiers municipaux à utiliser le Taser…

Dans son arrêt publié aujourd’hui, le Conseil d’Etat considère que l’emploi du pistolet à impulsions électriques, type Taser, peut poser des problèmes aux policiers municipaux, qui ne sont pas formés à l’utilisation de cette arme. Ce pistolet présente "des dangers spécifiques, qui imposent que leur usage soit précisément encadré et contrôlé", écrit le Conseil d’Etat.

Cette interdiction du Taser révolte le président de l’Union nationale des agents municipaux (Unam), Michel Lequio (0’26")


En revanche, les Sages du Palais ont rejeté la requête du Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme (RAIDH), qui voulait faire interdire purement et simplement l’usage du Taser en France : la police nationale va donc continuer à en être dotée.

Zone sans Taser
Outre sa requête devant le Conseil d’Etat, le RAIDH avait également lancé un appel aux maires afin qu’ils "déclarent leur commune zone sans Taser". Car cette arme, qui délivre une décharge électrique de 50.000 volts, "n’a fait l’objet d’aucune étude sanitaire indépendante en France, et contrevient aux droits fondamentaux comme le respect de la dignité humaine ou l’interdiction de la torture", affirme l’association.

Sur l’interdiction du Taser dans la police municipale, les précisions de Laurent Doulsan, du service police-justice de France Info (0’52")


En novembre 2008, Olivier Besancenot, leader du Nouveau parti anticapitaliste, a gagné son procès contre la société qui commercialise le Taser en France. Celle-ci lui reprochait d’avoir écrit que l’arme avait fait "150 morts aux Etats-Unis et au Canada". Le P-DG de Taser France a en outre été mis en examen pour avoir commandité la surveillance illicite d’Olivier Besancenot.

Gilles Halais, avec agences