RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme
Bouton menu

Rémi Fraisse : lancement d’une commission d’enquête indépendante

Notre association, le Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme, milite depuis une dizaine d’année en faveur de la régulation de l’usage des armes prétendument non létales.

A ce titre, nous avons été témoins d’une forme de militarisation du maintien de l’ordre et de l’équipement des forces de l’ordre sans nécessaire mesure avec le degré de radicalisation des mouvements sociaux ou de dangerosité auxquels font face policiers et gendarmes dans leurs interventions quotidiennes.

Ainsi, le discours sécuritaire qui monopolise le débat politique depuis de nombreuses années s’est progressivement traduit en actes avec l’administration d’armes toujours plus perfectionnées et potentiellement dangereuses à l’instar du Flashball et du Taser.

C’est donc tout naturellement que nous avons répondu présent à l’appel initié par un collectif d’associations, parmi lesquelles la Ligue des droits de l’Homme, France Nature Environnement, l’UNEF, le syndicat des avocats de France (SAF).

Cette démarche collective initiée le 15 novembre 2014 en présence de l’avocat de la famille de Rémi Fraise pose la question de l’accès à TOUTE la vérité sur la mort de Rémi Fraisse et fut l’occasion de lancer une commission d’enquête indépendante de la société civile.

Dans ce cadre, RAIDH entend obtenir des réponses sur un certain nombre de questions qui demeurent en suspens :

1) sur la chaîne de commandement obscure qui a causé l’acte fatal,

2) sur le degré de nécessité et de proportionnalité du recours à la force armée durant cette nuit du 26 octobre

3) sur les responsabilités politiques et administratives qui ont rendu possible un tel usage de la force.

Au delà de cette enquête, ce drame doit être à notre sens l’occasion d’une remise à plat de l’ensemble de l’équipement – au delà des grenades offensives interdites la veille - et de leurs conditions d’utilisation par les forces de police et de gendarmerie dans leur opération de maintien de l’ordre afin de s’assurer qu’à l’avenir tout manifestant mobilisé en faveur d’une cause puisse en revenir sain et sauf.

C’est bien la garantie de nos droits fondamentaux que nous devons défendre, dont le droit effectif à manifester, qui est aujourd’hui posé. C’est la raison de notre engagement collectif.