RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme
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Taser : Sarkozy interrogé par le député Jean Gaubert

RAIDH mène campagne avec des milliers de citoyens une campagne contre l’introduction en France du Taser, un pistolet électrique adressant une décharge de 50000 volts à une distance de 7 mètres. Cette arme devrait équiper de 3000 à 6000 policiers dans les mois qui viennent.

RAIDH a dans ce cadre sollicité députés et sénateurs pour interdire le Taser en France.

M. Jean Gaubert, Député des Côtes d’Armor, appartenant au groupe socialiste, a relayé nos préoccupations et interrogé le Ministre de l’Intérieur, M. Nicolas Sarkozy sur les modalités d’utilisation de cette arme.

RAIDH se félicite de cette initiative.

QUESTION ÉCRITE A L’ATTENTION DU MINISTRE DE L’INTERIEUR

M. Jean Gaubert souhaite attirer l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, sur l’utilisation et la généralisation du pistolet électrique Taser X 26. En effet, cette arme administre une décharge de 50 000 volts. Certaines unités du GIGN et du Raid en disposent, et il est prévu d’en délivrer 3 000 en 2007. Cet équipement est considéré, en France, comme une arme « anti-bavures » et surtout non létale. Or la dangerosité du Taser, qui reproduit la kérauno-paralysie, c’est-à-dire la paralysie de la foudre, reste à démontrer. Des organisations de défense des droits de l’homme, tel Amnesty international, ont réclamé une étude sérieuse sur les effets de cette arme qui a, semble-t-il, provoqué la mort de nombreuses personnes aux États-Unis et au Canada. La Commission nationale de déontologie de la sécurité, dans son rapport pour l’année 2004, émettait les plus vives réserves sur l’utilisation du Taser. Il lui demande donc d’indiquer à la représentation nationale quelles dispositions le Gouvernement entend prendre afin de s’assurer de l’absence certaine de dangerosité de cette arme très particulière, de l’interdiction de sa vente au public et que son usage soit limité à quelques unités d’élite de la police et de la gendarmerie, et d’indiquer dans quelle circonstance précise son usage sera autorisé.

Jean GAUBERT

RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme