RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme
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Taser shoud not equip French police officers : message from RAIDH to UN Human rights Council state parties

MAKE THE HUMAN RIGHTS COUNCIL WORK : question French government on Taser use

DONNEZ UN SENS AU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME : interrogez le gouvernement français sur l’usage du Taser (Français ci-dessous)

FROM : RAIDH, Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme – Alert and Intervention Network for Human Rights

TO : Permanent mission to the UN in Geneva – Mission permanente aux Nations unies à Genève

Dear permanent representative to the UN,

Next May 14th your state will have the unique opportunity to take part in the advancement of Human rights in France, one of the countries that will be reviewed for the first time by the Human Rights Council on the occasion of the Universal periodic review.

France, like any other country, does not respect all of its Human rights international obligations. NGOs notably express concerns on violations of Human rights standards related to the following issues : discrimination, right to asylum, counter-terrorism legislation, impunity, fair trial, detention conditions (See OHCHR website.

Our network, the Alert and Intervention Network for Human Rights (RAIDH, Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme), a French Human Rights organization based in Paris is particularly concerned by the recent generalized equipment of police officers of a new weapon, the Taser X26, a controversial electroshock gun, sending up to 50000 volts.

Among the multiple recommendations expressed by international and regional Human rights bodies, detailed in our report (here enclosed in French), one may retain your attention :

On November 22nd 2007, the UN Committee against torture concluded in its report on Portugal “that the use of these weapons causes severe pain constituting a form of torture, and that in some cases it may even cause death, as recent developments have shown (arts. 1 and 16). The State party should consider relinquishing the use of electric “TaserX26” weapons, the impact of which on the physical and mental state of targeted persons would appear to violate articles 1 and 16 of the Convention.” (UN Reference : CAT/C/PRT/CO/4).

Today in France 3700 police officers (“police nationale” and “gendarmerie nationale”) and some prison officers are equipped with Taser X26.

Recent figures given by France in response to the European Committee for the Prevention of Torture’s requests indicate 83% of the use of Taser is not respectful of police internal standards and French law, i.e. legitimate defence and “state of necessity”.

Despite a national political debate on the necessary regulation on the use of this weapon, questions to government from 15 members of parliaments and citizens’ concerns, the Home secretary is on the way to equip 2000 more police officers. Last but not least, according to a recent AFP press release, the Home secretary is about to publish a new decree allowing any local police officer to be armed with Taser.

Only friendly recommendations from a peer state can make a change.

We would therefore welcome your representative to the Universal Periodic review to :

- Remind France of the recent recommendations of the UN Committee against torture in its report on Portugal

- State, as referred by the UN Committee against torture, that France “should consider relinquishing the use of electric “TaserX26” weapons, regarding its impact on the physical and mental state of targeted persons”

- State that France would all the more violate its international human rights obligations if it allowed its less professional police officers, - the local police officers -, to be armed with Taser X26.

PS : Please find below some suggestions of questions related to the use and regulation of Taser electroschock guns in France :

1) How is it possible that France intends to authorize local police offiers to be equipped of Taser ® electroshock guns whereas the UN Committee against torture recently concluded On November 22nd 2007 in its report on Portugal “that the use of these weapons causes severe pain constituting a form of torture, and that in some cases it may even cause death” and that “the State party should consider relinquishing the use of electric “TaserX26” weapons” (UN Reference : CAT/C/PRT/CO/4).

2) How can you explain the fact that in 83% of Taser use by police officers (gendarmerie nationale) is not compliant with internal procedures according to the response of France to the European Committee against torture, since Taser guns was expected to be used in case of legitimate defense and state of necessity [to protect a person who intend to suicide himself for example] ?

3) Why does France not restrain the equipment of Taser to its elite police instead of all its units, i.e. 3700 police officers, notably the ones intervening in French suburbs ?

4) How can France jusitify its intention to authorize local police officers to be equipped of Tasers whereas the Committee against torture clearly concluded “that the use of these weapons causes severe pain constituting a form of torture, and that in some cases it may even cause death”

Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme – Alert and Intervention Network for Human Rights


FRANÇAIS :

DONNEZ DU SENS AU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME : interrogez le gouvernement français sur l’usage du Taser

De : RAIDH, Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme

A : Mission permanente aux Nations unies à Genève

Cher représentant permanent auprès des Nations unies,

Le 14 mai prochain, votre Etat peut saisir une opportunité unique pour faire avancer les droits de l’Home en France, l’un des pays qui sera examiné pour la première fois par le Conseil des droits de l’Homme à l’occasion de la revue périodique universelle

La France, à l’instar de tout autre pays, ne respecte pas l’ensemble de ses obligations internationales en matière de droits de l’Homme. Les ONG expriment notamment leurs préoccupations sur les sujets suivants : discrimination, droit d’asile, lois anti-terroristes, impunité, procès juste et équitable, conditions de détention (voir le site du Haut commissariat aux droits de l’Homme).

Notre ONG, le Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme (RAIDH), une association française de défense des droits de l’Homme basée à Paris, est particulièrement préoccupée par la récente dotation généralisée d’une nouvelle arme auprès des forces de police, le Taser X26, un pistolet à électrochoc au centre d’une controverse, qui adresse une décharge de 50000 volts.

Parmi les multiples recommandations issues des plus hautes organisations intergouvernementales régionales et internationales, (synthétisé dans le rapport joint), l’une d’entre elles retiendra votre attention :

Le 22 Novembre 2007, le Comité contre la torture de l’ONU concluait dans son rapport sur le Portugal « que l’usage de ces armes provoque une douleur aigüe, constituant une forme de torture, et que dans certains cas, il peut même causer la mort, ainsi que l’ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique. (articles premier et 16). L’État partie devrait envisager de renoncer à l’usage des armes électriques « TaserX26 » dont les conséquences sur l’état physique et mental des personnes ciblées serait de nature à violer les articles premier et 16 de la Convention. » (Référence ONU : CAT/C/PRT/CO/4).

Aujourd’hui 3700 policiers, gendarmes et gardiens de prison sont équipés de Taser X26 en France.

De récentes statistiques produites par la France en réponse aux requêtes du Comité européen de prévention de la torture indiquent que 83% des usages du Taser X26 ne respectent pas les procédures internes de la police et la loi française, c’est-à-dire en cas de légitime défense ou en état de nécessité.

Seule une recommandation constructive d’un Etat pair pourra faire la différence.

En dépit d’un débat politique national sur la nécessaire régulation de l’utilisation de cette arme, des questions au gouvernement de 15 parlementaires, et l’inquiétude des citoyens, le Ministre de l’Intérieur est sur le point d’équiper 2000 policiers supplémentaires. De plus, selon une récente dépêche de l’AFP, le Ministre de l’Intérieur est sur le point de publier un décret autorisant les policiers municipaux à être doté de Taser.

Par conséquent, nous apprécierions très sincèrement que votre représentant à la revue périodique universelle :

- rappelle à la France la récente recommandation du Comité contre la torture de l’ONU au Portugal

- indique, à l’instar de la recommandation du Comité contre la torture de l’ONU, que la France devrait envisager de renoncer à l’usage des armes électriques « TaserX26 » au regard de leurs conséquences sur l’état physique et mental des personnes,

- énonce que la France violerait d’autant plus ses obligations en matière de droits de l’Homme si elle autorisait ses policiers les moins formés, - les policiers municipaux -, à être armés de Taser X26.

P.S. : Veuillez trouver ci-dessous trois suggestions de questions auxquelles il serait intéressant que la France puisse répondre.

1) Comment se fait-il que la France entende autoriser les policiers municipaux à être doté de pistolets à impulsions électriques de type Taser alors même que le Comité contre la Torture de l’ONU concluait le 22 Novembre 2007, dans son rapport sur le Portugal « que l’usage de ces armes provoque une douleur aigüe, constituant une forme de torture, et que dans certains cas, il peut même causer la mort » et qu’en conséquence « L’État partie devrait envisager de renoncer à l’usage des armes électriques « TaserX26 » ».

2) Comment se fait-il que l’usage des pistolets à impulsions électriques ne respecte pas les procédures envisagées dans 83% des cas selon la réponse de la France au Comité européen de prévention de la torture, puisque ces derniers de devraient être utilisé qu’en cas de légitime défense et d’état de nécessité ?

3) Pourquoi la France ne restreint-elle pas la dotation de pistolets Taser à sa police d’élite au lien d’en équiper toutes ces unités, c’est-à-dire actuellement 3700 policiers, internanvent notamment dans les banlieues françaises ?

4) Comment la France peut-elle justifier sa volonté d’équiper les policiers municipaux, les policiers les moins formés, alors même que le Comité contre la torture s’est clairement prononcé contre toute dotation de Taser X26 ?

Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme – Alert and Intervention Network for Human Rights