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Une décharge de pistolet paralysant Taser peut provoquer une crise d’épilepsie

17 mars 2009

Une décharge de pistolet paralysant Taser peut provoquer une attaque

OTTAWA — Le pistolet paralysant Taser peut provoquer une crise d’épilepsie si ses minuscules électrodes percent le cuir chevelu de la victime et délivrent une décharge électrique au niveau du cerveau.

Voilà du moins ce qui est avancé dans un nouvel article portant sur l’histoire d’un policier ontarien atteint accidentellement à l’arrière de la tête par une décharge d’arme Taser administrée par un collègue, alors que les deux agents étaient à la poursuite d’un présumé cambrioleur.

Le temps de quelques secondes, le policier - dont l’identité n’a pas été rendue publique - s’est effondré au sol et a été victime d’une crise d’épilepsie pendant environ une minute, selon l’un des auteurs de l’article, le neurologue torontois Richard Wennberg.

L’article, présenté comme le premier du genre écrit sur ce phénomène, est publié dans la plus récente édition du Journal de l’Association médicale canadienne, parue lundi.

Le police atteint par la décharge d’arme Taser n’avait auparavant jamais subi de crise d’épilepsie ou de blessures à la tête, pas plus qu’il n’avait été aux prises avec des problèmes neurologiques ou psychiatriques. Sa croissance avait par ailleurs été normale, et au moment de l’incident, il ne prenait aucun médicament.

Source : The Canadian Press.

Résumé de l’étude de l’association médicale canadienne :

Generalized tonic-clonic seizure after a taser shot to the head

Esther T. Bui MD, Myra Sourkes MD, Richard Wennberg MD

Durant une poursuite policière à pied, un officier de police par ailleurs en bonne santé a été malencontreusement atteint par une décharge de pistolet Taser destinée au suspect. Lors de cette unique décharge de pistolet Taser, deux dards barbelés se sont logés à la partie supérieure du dos et à l’occiput de la victime. En quelques secondes, l’officier s’est écroulé et a présenté une convulsion tonico-clonique généralisée, avec perte de conscience et état confusionnel post-ictal. Les épreuves d’imagerie par résonance magnétique et les électroencéphalogrammes réalisés par la suite se sont révélés normaux. Le patient n’a présenté aucune récurrence de convulsions au cours d’un suivi qui s’est échelonné sur plus d’un an. Ce rapport montre qu’une décharge de pistolet Taser à la tête peut entraîner une complication spécifiquement cérébrale, comme la convulsion tonico-clonique généralisée. Le rapport permet aussi de supposer que ce type de convulsion doit être considéré comme une réaction indésirable associée à l’utilisation du pistolet Taser.

Accéder au rapport dans son intégralité