RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme
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VERDICT DU PROCÈS EN APPEL DE SMP vs RAIDH MERCREDI 8 SEPTEMBRE À 13H30

Mercredi 8 septembre 2010, à 13h30
TGI de paris, chambre 2-7
Verdict du procès en appel de SMP Technologie contre RaidH

Une association de défense des droits de l’Homme peut-elle librement dénoncer la généralisation de la dotation d’une arme de torture sans être condamnée pour dénigrement au profit de la société qui la commercialise ?

Une entreprise privée peut-elle multiplier les recours judiciaires à l’encontre d’organisations de la société civile pour défendre ses intérêts sans jamais être inquiétée pour procédures abusives ?

Réponse le 8 septembre à la Cour d’appel de Paris !


VERDICT DU PROCÈS EN APPEL TASER VS RAIDH MERCREDI 8 SEPTEMB
envoyé par KTYRAIDH. - L’info video en direct.

Initié par SMP Technologies Taser France, l’arrêt que rendra la Cour renouvellera ou non la décision du Tribunal de grande instance de Paris condamnant l’entreprise aux dépens contre RaidH dans sa procédure pour « dénigrement de l’image et de la marque Taser » et « dépassement des limites de la liberté d’expression » pour avoir notamment indiqué que l’usage de cette arme adressant une décharge de 50 000 volts était dangereux, potentiellement mortel et pouvait s’apparenter à un acte de torture.

Cette ultime action judiciaire a été l’occasion pour l’association de demander des dommages-intérêts pour procédure abusive et mettre au cœur du débat l’instrumentalisation de la justice par des entreprises qui défendent leurs intérêts privés à coup de procès, une pratique communément qualifiée de « poursuite-bâillon » ou SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation) dans sa dénomination nord-américaine.

Après avoir poursuivi à 4 reprises les détracteurs de l’arme à électrochocs, SMP Technologies Taser France, qui a perdu l’ensemble de ces procès, s’acharne de nouveau contre notre association, seule parmi les autres associations attaquées par SMP Technologies, à être poursuivie en appel. RaidH n’a fait pourtant que son devoir d’alerte face aux dangers d’une arme prétendument inoffensive et dont le caractère potentiellement mortel aujourd’hui reconnu par le fabriquant lui-même, ne fait plus débat.

Ainsi, le 2 septembre 2009, le Conseil d’Etat saisi par RaidH, annulait le décret autorisant les policiers municipaux à être équipé de Taser X26, relevant notamment dans sa décision que ces armes étaient « susceptibles, dans certaines conditions, de provoquer directement ou indirectement la mort des personnes visées ».

Ce constat fut renouvelé par le Comité contre la torture des Nations Unies le 10 mai dernier réitérant auprès de la France « sa préoccupation, selon laquelle il s’inquiète de ce que l’usage de ces armes peut provoquer une douleur aigüe, constituant une forme de torture, et que dans certains cas, il peut même causer la mort »

Le procès en appel a eu lieu 6 jours après la publication par le Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, d’un nouveau décret et d’un nouvel arrêté autorisant de nouveau les policiers municipaux à être dotés d’une arme pourtant contestée par la plus haute instance administrative française et par la plus haute instance onusienne en matière de lutte contre la torture.

RaidH appelle le plus grand nombre à signer la pétition de soutien initiée par 4 associations de défense des droits de l’homme : « liberté d’expression sous haute tension » et invite les journalistes à prendre part au point presse organisé lors du rendu de l’appel sur place.

Appel à mobilisation en vidéo
En savoir plus : Polémique autour du Taser, faits et chiffres